Le Faux-indigo est un arbuste pouvant atteindre 6 m de haut. Le Faux-indigo aurait été introduit d’Amérique du Nord en Europe au 18ème siècle pour ses qualités ornementales.
En France, on le signale pour la première fois en 1724 dans le delta du Rhône. En 1928, il est déjà très abondant en Camargue. En Franche-Comté, il est encore rare, puisqu’il n’est connu que des berges du Doubs sur quelques sites.
Le faible nombre de localités connues actuellement et la faiblesse des effectifs de chacune permettent d’envisager des actions d’éradication de l’espèce. La découverte de nouveaux foyers est donc une priorité. Sa présence sur l’Allaine n’a pas été confirmée, cependant, il fait l’objet d’une attention particulière, afin de le combattre dès son apparition.
Il forme des fourrés denses le long des berges des cours d’eaux et des canaux, des lacs et des marais. On peut également l’observer dans le sous-bois des forêts alluviales, les roselières et les dunes littorales.
Le Faux-indigo se reproduit le plus souvent par graines. Les semences sont disséminées par les cours d’eau ou restent à proximité des plants mères. Elles ont un très grand pouvoir germinatif.
L’arrachage précoce des jeunes plants évite une colonisation trop importante. Le broyage mécanique est couramment utilisé pour contenir l’espèce. Si elle n’est pas répétée fréquemment, cette technique favorise l’expansion du Faux-indigo (par multiplication végétative).
Selon des études américaines, l’espèce pourrait être contrôlée par une combinaison de pâturage, de fauchage et de brûlage.